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Sun Lutang (1861-1933)

"Le maître aux trois paumes"


Considéré au 20ème siècle comme le maître le plus important des trois écoles du courant interne (les boxes Xing Yi, Pakua et Tai Chi). Il opéra le premier la synthèse de ces trois styles, à travers la création du style "Sun" de Tai-Chi-Chuan et peut sans doute être considéré comme le dernier grand maître connu de la Chine ancienne.

Fils de fermier, il voit mourir son père à 9 ans, sa mère ne pouvant pas même payer l’enterrement, le corps de son père resta allongé à même le sol durant trois jours, jusqu’à ce qu’ils trouvent un peu d’argent pour l’enterrer.

Employé comme serviteur chez un riche propriétaire, battu et exploité, Sun fait la rencontre de son premier instructeur, un vieil homme de 70 ans, expert en boxe Shaolin et Qi Gong. S’entraînant avec acharnement, Sun se retrouve à la rue après s’être défendu lors des agressions de ses employeurs. Agé de 12 ans, sans un sou pour s’occuper de sa mère, et n’arrivant pas à trouver du travail, dans une profonde crise, il décide de mettre fin à ses jours en se pendant à un arbre. Heureusement deux hommes viennent le sauver et lui donnent de l’argent afin qu’il fasse le voyage avec sa mère jusqu’à Baoding où vivait un oncle.

Travaillant avec son oncle dans une boutique de vente de calligraphies, il rencontre deux hommes qui prendront son éducation en main et développeront son potentiel : Zhang Rui, lettré qui lui enseigne la calligraphie et Li Kuiyan, expert en boxe Xing Yi (une des écoles les plus renommées dans le nord de la Chine).

Dès lors Sun n’aura de cesse d’approfondir avec passion et honnêteté les arts martiaux. Après plusieurs années auprès d’un grand maître, il était recommandé chez un autre expert, poursuivant ainsi son apprentissage. Ainsi il apprendra et sera reconnu à chaque fois comme disciple principal auprès des plus grands experts de l’époque: Guo Yunshen (Xing Yi), Cheng Tinghua (Pakua), Hao Weizhen (Tai Chi Chuan). Il approfondit aussi les principes philosophiques du Yi King, et le Emei Qi Gong avec le bonze Zhi Zhen dans la province du Sishuan, ainsi que le Qi Gong du Mont Wudang (avec le chef taoïste Jing Xu).

Après son long périple initiatique, Sun Lutang fonde l’association "Puyang" de boxe à Baoding, Tianjin et Pékin, où il forme des milliers d’élèves et de nombreux experts. Vivant simplement avec sa femme et ses enfants, Sun Lutang promut à travers la Chine les arts martiaux en relevant de nombreux défis. Néanmoins, il accordait une place prépondérante à la non-violence, et refusa à ce principe des élèves trop portés sur le combat, disant que si quelqu’un voulait combattre mieux valait avoir un pistolet, et que le but des arts martiaux était d’avoir une bonne santé pour pouvoir vieillir en forme, sans maladie. Il répétait souvent lors de ses cours, selon sa fille Sun Jianyun, qu’il était très important de calmer son esprit ; et que la vertu du pratiquant devait toujours rester présente en lui, être respectueux, modeste et ne pas se quereller avec les autres.

Prévoyant à l’aide du Yi King la date de sa mort, il se retira une semaine avant, dans la maison où il naquit, avec sa famille. Ne buvant que de l’eau, "pour partir comme il était arrivé", disait-il, "le ventre vide", il mourut assis sur une chaise en posture de méditation le jour exact qu’il avait prévu, à l’âge de 74 ans.

Quelques anecdotes :

« A 70 ans Sun alla rendre visite a une école d’arts martiaux située au sommet d’une montagne. En cours de route il dit à ses élèves d’arriver le plus vite possible au sommet. Tous coururent le plus vite possible, mais aucun ne put rattraper Sun. Quelques temps après ils arrivèrent au sommet exténués, lui n’avait aucun signe de fatigue.»

« En 1928, Sun arriva dans une grande école d’arts martiaux, où 30 à 40 élèves attendaient avec envie une démonstration de son talent. Sun leur dit alors qu’ils pouvaient tous essayer de l’attraper et que si un seul arrivait à saisir sa manche ou sa robe, cet élève aurait un bon "kun fu". Tous se précipitèrent sur lui dans la pièce, aucun ne réussit à l’attraper lui ou ses vêtements.»

« Un jour, démontrant la poussée des mains, un étudiant de forte carrure surnommé "Li" était énervé de voir à chaque fois Sun disperser tranquillement du bras les élèves, Il se dit: "Cet homme est si petit que si je l’attaque vraiment violemment de toutes mes forces, il ne pourra pas parer." Il l’attaqua donc violemment, mais Sun détourna légèrement son attaque. L’élève partit frustré et énervé, mais revint quelques heures après, en sueur, ne pouvant que difficilement parler. Sun, en train d’écrire derrière son bureau, lui dit "quand tu as essayé de me toucher, je savais ce que tu avais à l’esprit", "tu souffres d’un dommage interne", et lui tendant le papier qu’il était en train d’écrire, lui dit de prendre la prescription puis de rentrer chez lui et de se reposer. Le lendemain, le bras entier de l’élève était noir.»

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